Le nouveau Trou Aux Biches sera « Eco-Friendly »
Conformément à la politique du groupe Beachcomber, de favoriser le développement durable, le nouvel hôtel Trou aux Biches sera eco-friendly. Dans cet esprit, Beachcomber a procédé à l'aménagement d'une buffer zone dans le but de restaurer, de préserver et de remettre en état l’écosystème d’une partie de la région du Nord.

Optimiser l’espace vert et la « buffer zone » Pas moins de 1 230 plantes indigènes sont mises en terre sur le green belt de 20 mètres de large et s'étendant sur une distance de 1 000 mètres. Cette ceinture verte fera office de « buffer zone » entre le Morcellement Jhuboo et la nouvelle route côtière de Trou-aux-Biches, qui passe en partie sur les wetlands existantes.
De par cet aménagement, le groupe Beachcomber veut restaurer entièrement l’écosystème de cette zone. Ce projet découle d'une des recommandations de la firme SIGMA, qui a entrepris l'étude de l'Environment Impact Assessment (EIA) en marge du projet de démolition et de reconstruction du Trou-aux-Biches Hotel. Beachcomber est le premier groupe hôtelier à prendre une telle initiative. Il est à rappeler que Maurice est signataire de la Convention Ramsar depuis 1971. Cette Convention est en quelque sorte la gardienne des zones humides (wetlands). Les wetlands agissent comme un grand rein ou comme une station dépuration, elles font un travail de filtrage et de régulation hydraulique. Ainsi, les eaux pluviales qui descendent vers la mer transitent dans les wetlands avant de se perdre dans le sable des lagons sont débarrassées de beaucoup d’éléments nocifs à la vie marine.
La ceinture verte repose sur deux sortes de végétation : la première est celle d’une forêt côtière sèche, avec des plantes adaptées aux conditions chaudes, notamment palmier, bois clou, bois d'olive… La seconde concerne les zones humides, où les plantes adaptées à cet écosystème sont plantées. A Trou aux Biches, et comme dans de nombreux wetlands à Maurice, la zone humide comporte des étendues de plants de voon. Le plan hydrographique du village indique que les eaux pluviales en provenance des montagnes et des collines du Nord traversent les rivières (Rivière Citron, Rivière du Rempart) avant d'atteindre les zones côtières. S'il n'y avait pas de wetlands et autres marécages, des déchets organiques seraient canalisés directement dans la mer, provoquant de l'érosion et autres déséquilibres dans l'écosystème marin.
Pendant de nombreuses années, les wetlands de cette région ont subi l'influence de « mauvaises » végétations et de diverses formes de pollution. De par la restauration de ces wetlands par Beachcomber, l'environnement est assaini, par une meilleure aération par exemple. Une fois aérée, la zone devient accessible aux lézards et aux oiseaux, ce qui atténue la prolifération des moustiques. Désormais, aux abords des wetlands, certaines espèces d'oiseaux comme la poule d'eau et la gasse peuvent évoluer plus aisément, ainsi que des papillons et des libellules.
Plusieurs variétés de plantes indigènes ont été mises en terre à travers le green belt : bois mao, vacoas, ébénier, orchidée indigène (reine des bois), bois carotte, baume de l'île Plate, bois cabri, acacia endémique, bois patte poule, bois mapou, colophane batard, café marron, palmiste bouteille, entre autres. Cette végétation, agrémentée de lianes endémiques, agira aussi comme zone tampon sonore en vue d'atténuer le bruit causé par le passage des véhicules. A noter que ces plantes endémiques sont très résistantes. Elles n'auront plus besoin d'arrosage après une certaine période d’adaptation, et une fois devenues autonomes, elles résisteront parfaitement aux aléas du climat, que ce soit la sécheresse ou les cyclones.
Par ailleurs, de grands arbres seront plantés à proximité des wetlands donnant sur le pont aménagé à la hauteur de l'entrée principale du nouveau Trou-aux-Biches. Quant à l'entretien de ce green belt, il sera assuré par l’équipe de maintenance de Beachcomber. Le touriste qui se lassera de la mer, du soleil et de la plage pourra faire une évasion à travers cette forêt côtière pour une bouffée d'air frais. |